Lettre de décembre 2009

Editorial :

Le charisme, c’est comme le golf… par Philippe Leclerc

Training Box :

Soutenez vos attaques par Gérard Probst (vidéo de 3 minutes)

Dossier Com’ Pratique :

Construire son « Personal Branding

  • Blog qui peut : Thierry Henry, la France et ses héros par Laurent Loiseau (chronique de 2 minutes)

Vos questions, nos réponses :

L’improvisation, ça se travaille ! par Laurent Philibert (vidéo de 2 minute)

Un temps d’avance :

Du talent rivalisant avec le génie

Du côté de chez eux :

Quand les dirigeants se piquent de culture par Claude Foucault

BenchBlog :

Anatomie du Buzz

News :

Quand Twitter parasite les speakers

Intéressante confession de Danah Boyd, analyste des réseaux sociaux chez Microsoft et au Berkman Center de Harvard, il y a deux semaines, juste après la grande conférence Web2.0 Expo. Au coeur de son « mea culpa »,  portée à notre connaissance par Francis Pisani, dans son excellent blog de veille, TransNets, les obstacles auxquels peuvent se heurter un orateur confronté à un public qui « tweet » à tour de bras pendant un « talk ». Danah Boyd pratique l’autopsie de son intervention calamiteuse à la Web 2.0 Expo. Voici ce qui ressort de son papier que l’on peut lire intégralement, en anglais, sur son blog, Zephoria.

Danah Boyle

Une semaine avant la conférence, les organisateurs informent Danah Boyd qu’ils décident de bannir les notebooks du pupitre des orateurs, et ce, afin d’éviter la lecture des speechs qui produisent, à coup sûr, un effet soporifique. Les speakers devront s’exprimer devant un podium où les notes seront posées à plat, donc presque inutilisables. Seulement voilà : Danah Boyd, issu du monde académique, a plus l’habitude de s’exprimer avec des notes. Performance qu’elle pratique à la perfection, ayant l’entraînement nécessaire pour moduler sa voix et sa gestuelle qui rendent impossible à l’assistance de voir qu’elle est en train de lire. Cette fois, l’exercice s’annonce périlleux pour elle. Autre pression sur l’orateur : la conférence serait tweetée, en direct. Autrement dit, le public distant pourra réagir en direct à cette conférence retransmise en live. Lire l’article

Quand les dirigeants se piquent de culture

Claude Foucault

Cinq questions à Claude Foucault, Conseil en accompagnement culturel des dirigeants, JetCom

1. La Lettre du Média Acting© – Dans quel contexte l’accompagnement culturel des dirigeants est-il nécessaire ?

Claude Foucault : Dans deux cas précis. En premier lieu, lorsque le dirigeant est amené à se rendre dans un événement culturel, dans un cadre professionnel. Son objectif est de rencontrer ses pairs et d’échanger avec eux. Et ce sera un signe de performance de pouvoir relier l’événement auquel il participe à son domaine de compétence. Le second cas est celui de la réception de dirigeants étrangers. Le manager, en tant que représentant de l’entreprise se doit alors de participer au bien-être et au confort de ses visiteurs en les conseillant au plus près. Lire l’article

Le charisme, c’est comme le golf

Golfeur

Comme vous l’avez sans doute constaté l’homme communicant est aussi devenu une marque, c’est la force du branding, mais l’homme n’est pas un produit. RENAULT ou IKEA, à travers leurs noms font une promesse qu’ils sont capables de reproduire à la sortie des usines, grâce aux démarches qualités et aux contrôles process.

Rééditer ce que l’on a montré sur le web à travers des images que l’on a décidé de mettre en ligne, ou démontrer que l’on n’est pas celui que d’autres ont mis en ligne dans des moments que l’on aurait préféré occulter, c’est une toute autre affaire. Il faut être capable avec la pression du moment, d’atteindre le niveau de performance qui permettra de rester en phase avec  l’image que l’on veut donner de soi, en accord avec sa marque, avec son branding. Lire l’article

Anger Management

Anger Management

Anger management, la comédie US de Peter Segal (2003) avec Jack Nicholson dans le rôle du coach d’Adam Sandler est l’illustration burlesque de la tentative désespérée de sortir d’une spirale d’échec relationnel. Quand le pauvre Dave Buznik se voit contraint par son coach d’aborder une femme aux charmes pulpeux dans un café, la méthode se fait brutale… mais fait mouche, au deuxième coup. Question : est-ce l’assurance des propos du jeune homme timide ou au contraire la voie chétive et désabusée qui font effet sur la bombe ? Lire l’article

Le client, gène manquant de l’ADN français

L'épreuve des différences

Intéressante étude que celle publiée par le sociologue Philippe d’Iribarne, intitulée « L’Epreuve des différences », pour le compte du cimentier Lafarge. À partir d’enquêtes qualitatives, Philippe d’Iribarne décrit la manière dont une entreprise mondiale affronte la pluralité des cultures. Objectif : comprendre les valeurs partagées, en particulier dans une entreprise connue pour sa charte, véritable bible du management.Très proche du terrain, les enquêtes révèlent les facteurs d’efficacité économique en même temps que de progrès humain. L’étude permet d’en savoir plus sur la mentalité managériale française, confrontée à la notion de la « relation client ».

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Quand le talent rivalise avec le génie

Le très prolifique écrivain suisse Henri-Frédéric Amiel reconnaissait le talent à la capacité d’un individu à « faire aisément ce qui est difficile aux autres » et le génie à la capacité de «  faire ce qui est impossible au talent ». Ainsi, Salieri avait beau être l’un des compositeurs les plus talentueux de son époque, personne n’a jamais retenu aucune des mélodies parmi les dizaines d’œuvres splendides qu’il a composé durant sa longue carrière. En revanche, chacun est capable de fredonner les premières notes de la « Petite musique de nuit » de Mozart, qui laisse, après une courte vie, un corpus de chefs d’œuvre incomparables. Salieri composait parfaitement. Mozart savait, lui, capter l’air du temps et répondre aux aspirations profondes de son public. C’est à ce prix que l’un est tombé dans l’oubli, malgré son talent, et que l’autre a acquis sa mondiale renommée.

Salieri, où la désillusion d’un homme qui a compris la musique, faute de l’avoir transcendée (Extrait d’Amadeus de Milos Forman) :

C’est en mettant en abyme le talent des managers et les purs génies de l’entrepreneuriat que l’on peut saisir la capacité des seconds à créer l’image indélébile qu’ils sont parvenus à forger en gravant dans leur marque leurs valeurs profondes et unique. Lire l’article

Anatomie du buzz

buzz

Relire « The Anatomy of Buzz : How to create word of mouth marketing » (Emanuel Rosen) n’est pas totalement inutile, à l’heure où les réseaux concourent, au moins autant que la publicité, à la renommée d’un produit, d’une marque ou de l’image d’un dirigeant. Le bouche-à-oreille, on l’oublie souvent, est la première cause du succès ou de l’échec d’un produit ou d’une idée. En termes de communication virale, l’ouvrage du gourou du marketing viral apparaît comme une bible fondatrice. En attendant que l’ouvrage soit disponible dans la langue de Molière, voici, inspirés des cas pratiques décrits par Rosen, 30 commandements indispensables à la réussite d’une communication en réseau. Lire l’article

Thierry Henry, la France et ses héros.

Laurent Loiseau

Thierry Henry, où le cas d’école du personal branding… Que l’on se félicite ou non de la qualification de l’équipe de France, on ne peut guère nier les effets négatifs sur l’image personnelle du capitaine des bleus. Illustration de la rapidité de la réaction de la blogosphère et des traces indélébiles que laissera internet dans la « marque personnelle » de l’ancien joueur d’Arsenal, l’épisode malheureux de France-Irlande nous enseigne également les limites d’un coaching que ne prend pas suffisamment en compte les valeurs éthiques dans les réflexes et la communication des dirigeants.

Thierry Henry, la France et ses héros. by personnalité


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L’improvisation, ça se travaille !

« En matière de communication,  rien ne vaut un speech improvisé. Les anglo-saxons adorent cela. Un toast bien conduit fait passer bien plus d’idées qu’un long propos, prononcé sans surprise, à l’occasion d’un meeting fleuve. Comment faire lorsque l’on a pas le charisme suffisant pour émouvoir l’assistance, dans ces moments-là ? »

Ken Bradley, Sales Manager, Londres

Comédien et formateur chez Personnalité, Laurent Philibert a sa petite idée sur le « charisme » et les « talents naturels » des dirigeants : « On les voit souvent prendre la parole de manière inopinée, lors de discours de table, de toast, de remerciement de carrière, d’évènements culturels. Leur discours est remarquablement construit et leur propos bien amené. C’est en analysant de plus près l’enchaînement de leurs discours, marqué par la fluidité des propos qui semblent couler de sources que j’ai forgé la Méthode « M ». Une méthode redoutablement efficace, qui met l’improvisation à la portée de tous, qu’elles que soient ses « prédispositions » à s’exprimer sur le mode de l’improvisation. La Méthode M – entendez celle du  « Mot confort » – va me permettre de retomber sur un message que j’aurais, en toutes circonstances, préparé à l’avance ».

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