Personal branding : une technicité à la mode 2.0

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Tracking des sphères d’influence, appréciation des performances en mode « RP 2.0 » et buzz monitoring en temps réel : le personal branding n’a plus rien à voir avec le quart d’heure de notoriété promis à chaque citoyen par Andy Warhol. C’est aujourd’hui l’outil le plus performant de la business intelligence, à l’heure où les nouvelles logiques de l’informatisation permettent de contrôler, en temps réel l’image d’un produit, d’une personnalité, d’une marque, ou d’anticiper les attentes des consommateurs. Pour ceux qui ne savaient pas encore que Google était une agence de publicité, le réveil est brutal : le personal branding n’est pas une attitude mais bien une technique : sortant d’une blogosphère matricielle, elle prend désormais une place prépondérante dans le paysage du marketing et des RP de l’internet collaboratif. Tour d’horizon – forcément parcellaire – des évolutions à venir et des ressources clés.

À l’origine du personal branding : un nouvel environnement et la volatilité de l’emploi Lire l’article

Abécédaire du self-branding

Antoine Dubuquoy

Googliser le consultant en web « deux point zéro », Antoine Dubuquoy suffit à prouver l’efficacité du personal branding. Coach en personal branding au sein du cabinet Personnalité, cet ancien responsable de la publicité d’un grand quotidien national décline un abécédaire de l’eRéputation.


B comme blogueur : Dubuc. C’est l’un de mes noms, sur les nombreux blogs que j’anime, sur le mode pro et perso. Tous les sujets sont bons, pourvu que je donne une image de moi cohérente en séparant clairement les sites de rencontres professionnelles et mon image décalée. Je suis l’exemple de Mathieu Pigasse, associé de la Banque Lazard et par ailleurs fan des Clash et propriétaire des Inrocks. Sur le net, pas de confusion entre ses activités.

C comme contenus : publier. C’est l’obsession du blogueur. Car pour être reconnu par ses pairs, il faut donner avant de recevoir : articles, conseils, stories, veilles, analyses, contenus ludiques. Les contenus produits finissent par dessiner un profil qui doit être consolidé en permanence et qui sera le prétexte à tisser un maillage de « rétroliens ». Lire l’article

Construire son « Personal branding »

Puisque les dirigeants sont désormais continuellement scrutés par une scène médiatique multiforme, ils ne peuvent se contenter de rester passifs. La précision des informations diffusées sur les réseaux et leurs effets d’entraînement à très court terme doivent inciter à agir à défendre son image comme une marque, à tout moment de sa carrière. Par ses prises de position particulières, ses publications régulières, son implication dans le système associatif, le dirigeant doit parvenir à se singulariser et faire remonter, peu à peu, dans les moteurs de recherche, les mots-clés porteurs de sens qui donnent de la chair à son action… et ses ambitions. La question essentielle n’est donc plus de se poser la question de savoir si l’on doit ou pas se préoccuper de construire son « personal branding » mais de savoir comment le mettre en œuvre et avec quel moyen.

« Don’t hate the media, BE the media ». Inutile de traduire cet axiome de l’ère postmoderne. Andy Warhol aurait pu la graver sur chacune de ses sérigraphies s’il l’avait prononcé en ces termes. La formule est si juste qu’à peine inventée, elle a échappé à son auteur, Jello Biafra, activiste américain et fondateur emblématique des Dead Kennedys. Aussitôt reprise comme slogan de l’agence alternative Indymedia – créée pour couvrir les contre-manifestations de Seattle en 1999 – elle est aujourd’hui citée par les patrons de la planète entière, qui n’hésitent plus à se l’approprier, à mesure que se « googlisent » leurs noms, accolés ou non à l’acronyme de leur firme. Lire l’article

Soutenez vos attaques

« Ce n’est pas ce que je vais dire qui est important, c’est ce qui est perçu ». Tout est dit. En matière de prise de parole, ce sont donc les attaques qu’il faut penser à muscler. Combinant l’approche du comédien et l’analyse de la journaliste, l’accroche d’un speech est passée au crible pour lui donner le maximum d’efficacité.

Par Gérard Probst

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Les communicants manquent d’habileté… à communiquer

L’étude menée par l’Ujjef au premier trimestre 2009, présentée le 17 novembre dernier révèle les caractéristiques de « l’indépendant en communication de demain » : dans un environnement de plus en plus tendu, celui-ci devra montrer certaines caractéristiques qui lui éviteront de servir de variable d’ajustement en cas de rétrécissement de compression budgétaire. Le consultant en communication devra montrer une expertise pour rivaliser avec les agences généralistes. Sa maîtrise du multi-canal sera un must pour engager l’entreprise dans une communication tous azimuts en mode 2.0. Enfin, par leur capacité à repérer les signaux faibles, les consultants indépendants devront jouer un rôle de conseil éclairé aux entreprises qui feront appel à leur service.

Enquête UJJEF

De cette étude la Commission des Indépendants de l’Ujjef souligne la difficulté des communicants à valoriser leur profil auprès des donneurs d’ordre. La fonction commerciale est loin d’être la qualité principale des indépendants, sensés former et conseiller leur client sur l’efficacité de leur communication. Quant à l’utilisation des réseaux sociaux, elle très loin d’être maîtrisée. Les consultants français ont encore beaucoup à apprendre des règles du « small business »…

Télécharger le rapport au format PDF sur le site de l’UJJEF

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