Tous candidats, même moi ?

En cette période d’élection, les communicants en tout genre fleurissent, avec leurs lots de critiques : « encore une opération de com’ ! » « A force de vouloir contrôler leur image, ils disent tous la même chose, ils ne sont plus du tout naturels ! »

On oppose ainsi régulièrement la communication à l’information, l’artifice au naturel, en pensant que les politiciens sont devenus les spécialistes de la rhétorique vide et de contrôle maniaque de l’image. C’est peut-être oublier un peu vite que nous sommes les premiers à contrôler notre image, de manière presque naturelle, et ce dans toutes les situations de la vie quotidienne.

Le « syndrome pyjama »

drapeau chinois

Nous appelons syndrome « Pyjama », les situations relatives à ce cauchemar fréquent chez l’écolier qui se voit arriver sur le perron de son école et qui face à la réaction hilare de tous les enfants de la cour s’aperçoit avec effroi qu’il a oublié de s’habiller et est resté en pyjama. Le « syndrome pyjama », c’est donc une double peur : la peur de se montrer tel que l’on est ; la peur de sortir du rang, d’être le vilain petit canard.

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Sarkozy et Cain en flagrant délit d’ignorance : quel comportement adopter ?

Deux questions pièges, deux manières bien différentes de se sortir de l’embarras. Nicolas Sarkozy et Herman Cain, candidat à la primaire républicaine, constituent un cas d’école d’analyse du non-verbal .

Par une étude comparée, Laurent Philibert, directeur pédagogique de Personnalité, tire les principaux enseignements qui vous aideront à répondre sans faillir à la prochaine question embarrassante.

Dégraissons nos coms !

C’est la rentrée, et avec elle le retour des présentations Powerpoint indigestes, des centaines de mails reçus en 15 jours d’absence, des synthèses à n’en plus finir…

Laurent Philibert, Directeur Pédagogique de Personnalité, revient sur cette sale manie du « toujours plus » : envois multiples, copies carbones, mails de confirmation, autant de petits détails qui finissent par nous envahir de messages plus ou moins pertinents.

Pour lutter contre ce que Caroline Sauvajol – Rialland appelle l’ « infobésité », prenons donc de bonnes résolutions pour cette rentrée. Dégraissons nos coms, pour des messages plus percutants et efficaces !

Quand Obama rencontre Zuckerberg

20 Avril 2010. Mark Zuckerberg, CEO de Facebook, invite à Palo Alto le Président des Etats-Unis himself : Barack Obama. Ressuscitant les « causeries au coin du feu » de son prédecesseur Franklin Roosevelt, Barack Obama vient participer à un chat en direct avec les millions de citoyens américains connectés sur Facebook.

L’enjeu est donc important, mais le Président part en situation de faiblesse. Il « joue à l’extérieur » pour ainsi dire : Palo Alto, en Californie (le siège de Facebook) est bien loin de Washington, et il va donc devoir tout de suite réaffirmer son autorité et son emprise sur l’évènement.

Laurent Philibert, directeur pédagogique de Personnalité, montre comment, en quatre étapes, Barack Obama reprend les rênes de la situation.

Bill et Monica : de l’importance du non-verbal

L’affaire Monica Lewinsky, le scandale qui a failli coûter son mandat à un des présidents des Etats-Unis les plus aimés : Bill Clinton. Jouissant à l’époque d’une autorité morale sans égale, d’un charisme sans faille et d’une popularité à toute épreuve, le voilà rattrapé par de sombres affaires de mœurs…

Laurent Philibert s’arrête un instant sur un moment clé de l’affaire : l’audition de Bill Clinton par l’Independant Counsel, chargé de vérifier la véracité des dires (sous serment) du Président. Dans cette véritable partie de poker menteur menée en direct à la télévision, Bill Clinton connaît la musique et sa parole est maîtrisée.

Mais à y regarder de plus près, son langage non-verbal le trahit : mâchoires serrées, mains closes, regard fuyant… Le diagnostic est formel : il bluffe !

Le roi du discours

L’art oratoire est avant tout un art qui repose, comme tous les arts, sur des techniques, de l’apprentissage  et  de l’envie.

Si George VI a enfin acquis le charisme nécessaire pour faire entendre sa voix dans le concert wagnérien des tribuns de la seconde guerre mondiale, c’est qu’il a compris qu’il n’est de pouvoir… sans parole.

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Pourquoi moi ?

Pourquoi moi ? Personnalité édito

Que se passe t-il quand vous êtes nommé du jour au lendemain leader d’une équipe ? Comment développer votre charisme, bâtir une légitimité durable, assumer la tâche qui vous a été confiée ?

Pas de panique ! Laurent Philibert, directeur pédagogique et formateur chez Personnalité,  revisite la sociologie de Max Weber à travers le célèbre jeu Koh – Lanta pour mettre en exergue l’un des  trois  piliers de la légitimité : la légitimité charismatique, qui se travaille et fera la différence pour faire passer votre message et fédérer vos équipes autour d’un objectif commun ! Que ce soit obtenir le totem d’invincibilité ou atteindre vos objectifs de l’année…


Laurent Philibert